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Exemple de diagnostic · physiothérapeute · Genève

Avant de dessiner quoi que ce soit, je compte.

Voici un diagnostic complet, tel que je le remets. Celui-ci porte sur une praticienne fictive, pour pouvoir être publié. Les chiffres, eux, sont de vrais relevés, datés et sourcés. C’est ce document qui décide ensuite de ce qu’on construit.

  • Relevé le 23 juillet 2026
  • Genève, physiothérapie
  • Sources citées
altiswebConfidentiel

Sarah Jaquier, en clair.

Diagnostic stratégique · Genève · physiothérapie.

  • 01Votre marché
  • 02Comment vos patients choisissent
  • 03Le vrai problème
  • 04L’opportunité
7 pages · remis avant le designLire le document ↓

Le point de départ

Ce que la cliente dit, et ce qui se passe vraiment.

Ce qu’elle demande

« Je suis sur OneDoc mais je n’ai pas assez de patients. Il faudrait améliorer ma présence en ligne. »

Ce que ça veut dire

Elle paie un loyer à l’année avec un agenda à moitié vide, et rien en ligne ne permet à un patient de la choisir elle plutôt qu’un autre. L’objectif n’est pas « une présence » : c’est des premiers rendez-vous pris par des gens qui ne la connaissaient pas, sans passer par un appel.

Elle n’a ni avis, ni ancienneté, ni réseau de médecins prescripteurs, et n’en aura pas avant plusieurs mois. Le site doit donc tenir sans preuve sociale. C’est la contrainte qui structure tout le reste.

Le marché, compté

282

profils de physiothérapeutes référencés à Genève sur OneDoc, relevés le 23 juillet 2026. C’est le chiffre qui change la conversation. « Je suis sur OneDoc » veut dire : je suis une ligne parmi 282, dans un ordre que je ne contrôle pas.

Ce que la fiche montre
  • Un nom
  • « Accepte les nouveaux patients »
  • Une adresse
  • Quelques spécialités cliquables
  • Identique pour les 282

L’annuaire trie sur des critères administratifs et sur la date libre. Il ne dit rien de la façon de travailler, ni du déroulé d’une séance, ni de la personne.

Le patient qui hésite entre trois fiches ouvre un onglet et tape le nom dans Google. S’il n’y trouve rien, il revient à la liste et prend le suivant.

L’annuaire vous rend réservable. Il ne vous rend pas choisie.

Source : onedoc.ch, consulté le 23.07.2026.

Les vrais concurrents

Pas les 281 autres fiches.

Les concurrents sérieux sont les centres de groupe, qui gagnent sur tous les axes où elle est faible.

ConcurrentCe qu’il aligne
Activ Santé3 centres, équipe complète, programme signature sur 12 semaines, 4,7/5 sur 117 avis affichés dès l’accueil
Centre Physio & SantéOuvert depuis 2005, 6 spécialités pointues, 8h30 à 19h plus le samedi matin
Cabinets du quartierAncienneté, bouche-à-oreille, médecins prescripteurs habitués

Et les deux qu’on oublie toujours de nommer : le patient qui attend que ça passe. Et le patient qui garde son ordonnance dans un tiroir jusqu’à ce qu’elle expire.

Sources : activsante.ch, centre-physio-geneve.ch, relevés le 23.07.2026.

Ce que personne ne publie

Trois questions, zéro réponse.

En regardant les sites des cabinets genevois les mieux installés, trois constats reviennent sans exception.

  • 01

    Aucun n’affiche ses tarifs.

    Il faut appeler pour savoir ce que ça coûte.

  • 02

    Aucun n’affiche son délai réel.

    Il faut appeler pour apprendre qu’il y a trois semaines d’attente.

  • 03

    Aucun ne raconte la première séance.

    On trouve des listes de pathologies. Jamais le déroulé d’une heure.

Le vocabulaire est partout le même : « accompagnement personnalisé », « prise en charge globale ». Ce sont des sites d’équipe, écrits du point de vue du cabinet. Or ces trois trous sont exactement les trois questions que se pose le patient : quand, combien, et qu’est-ce qui m’attend. C’est là qu’il y a une place à prendre.

L’objection principale, vérifiée

« Je n’ai aucun avis. »

C’est ce qu’elle croit être son handicap numéro un. Le relevé nuance sérieusement.

  • 5 à 13 avis chez les cabinets individuels les mieux notés
  • 117 avis chez Activ Santé — un centre de groupe
  • 6 mois pour rattraper un cabinet du quartier, pas un centre

Le mur n’est donc pas la moyenne du marché : c’est le 117 avis d’Activ Santé. Contre un cabinet du quartier, l’écart se rattrape en quelques mois. Contre un centre de groupe, jamais, et il ne faut pas essayer : il faut se battre sur un autre terrain.

Les avis sont un chantier de six mois, pas la fondation du site.

Source : local.ch, relevé le 23.07.2026. Physio-Centre de Vernier : 5★, 13 avis. Medi Groupe : 5★, 7 avis. Physiogare : 4,6★, 7 avis.

Le parcours réel

Trois chemins, un seul point de bascule.

  1. 01

    L’ordonnance en main.

    Il cherche « physiothérapeute Genève » ou son quartier. Il tombe sur des annuaires qui occupent toute la première page, et compare des fiches interchangeables.

    BasculeUne page qui répond avant qu’on téléphone.

  2. 02

    Le médecin donne un nom ou deux.

    Il les tape dans Google pour vérifier. En Suisse, la recommandation du médecin n’est pas contraignante : le patient choisit librement son physiothérapeute, et peut même en changer en cours de traitement.

    BasculeUne page qui répond avant qu’on téléphone.

  3. 03

    Il appelle deux ou trois cabinets.

    Il obtient un délai de plusieurs semaines, et rappelle le premier qui a de la place.

    BasculeUne page qui répond avant qu’on téléphone.

  • Quand est-ce que je commence
  • Est-ce remboursé, et combien
  • Est-ce la bonne personne
  • Est-ce que ça va faire mal
  • Est-ce que j’y vais à pied

Du diagnostic à la décision

Ses deux faiblesses sont ses deux atouts.

Ce qu’elle vit comme un handicapCe que le patient y voit
Agenda à moitié videElle peut me prendre cette semaine, quand les autres sont à trois semaines
Elle débuteUne seule physio, la même à chaque séance
Cabinet seul, pas de centreUne heure, une personne, pas une table partagée entre trois patients

Une physiothérapeute, un cabinet, une heure entière. Et une place cette semaine.

La disponibilité est un avantage périssable. Elle disparaît le jour où l’agenda se remplit, ce qui est justement le but. Elle est donc traitée comme une donnée qu’on met à jour, jamais comme une phrase gravée dans le design.

Le résultat

Le diagnostic décide de la page.

Chaque décision du site vient d’une ligne de ce document. Rien n’est là parce que « ça fait bien ».

Le constatLa décision de design
Personne n’affiche quand ni combienLes deux réponses sont les deux premiers blocs, avant même de scroller
Personne ne raconte la première séanceUne section entière, minute par minute
Elle n’a pas d’avisAucune preuve sociale simulée, et de la place réservée pour dans six mois
Le patient tape son nom dans GoogleLe site porte son nom, pas un nom de cabinet inventé
La recherche est localeCanton et quartier dits explicitement, partout

Votre diagnostic

Le vôtre sera différent. La méthode, non.

Celui-ci porte sur une physiothérapeute genevoise. Le vôtre partira de votre métier, de votre canton et de vos concurrents réels. Ce qui ne change pas : je compte avant de dessiner, je cite mes sources, et je vous dis ce que je ne peux pas prouver.

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Laurent, fondateur d'altiswebSans engagement. Si je pense que vous n’avez pas besoin de moi, je vous le dis pendant l’appel.